Les secrets et les vertus de l’encens

Qui ne pense pas aux Rois Mages en pensant à l’encens ?

L’encens, avec la myrrhe et l’or, était l’un des cadeaux des mages venus d’Orient.

À cette époque, un kilo d’encens coûtait l’équivalent d’environ 500 euros.

Même dans les temps anciens, l’encens était considéré comme un cadeau précieux et un produit thérapeutique.

Qu’est-ce que l’encens ?

L’encens est la résine naturelle (oliban) du buisson d’encens.

On distingue l’encens indien “Boswellia serrata” et l’encens arabe “Boswellia sacra”.

Pour obtenir la résine, on gratte l’écorce des arbres, la sève végétale qui en sort se solidifie à l’air et forme des grains rouge-jaunâtre ou brunâtre.

À température normale, ces grains sont presque inodores, mais lorsqu’ils sont brûlés, ils dégagent une forte odeur aromatique.

L’encens ne peut être récolté en quantités arbitraires.

La plante ne pousse que dans les régions les plus extraordinaires de notre planète, là où le désert hostile et les montagnes pluviales se rencontrent, ses conditions de culture sont donc extrêmement exigeantes !

Histoire de l’encens

Il y a déjà 7000 ans, l’encens était sacrifié aux dieux orientaux.

Les Égyptiens utilisaient également l’encens pour l’embaumement, comme encens et surtout à des fins désinfectantes.

Dans la médecine populaire indienne Ayurveda, les extraits de la résine d’encens Oliban sont utilisés depuis des milliers d’années contre l’arthrite chronique et la bronchite chronique.

Dans la médecine ayurvédique, aucune plante n’a probablement été étudiée d’aussi près que l’encens.

Le mode d’action de l’oliban n’a pas encore été définitivement prouvé scientifiquement, mais son efficacité est confirmée.

Ingrédients et bienfaits de l’encens

Outre les ingrédients connus tels que les huiles essentielles ou les tanins, des acides 5 à 8% des acides boswelliques – La résine de l’encens contient également des composants thérapeutiques efficaces.

Les chercheurs ont découvert que ces substances peuvent arrêter les réactions inflammatoires.

Les inflammations sont également provoquées dans le corps par une certaine enzyme (5-lipoxygénase).

Cette enzyme entraîne la formation de ce qu’on appelle les leucotriènes.

Les leucotriènes sont des substances produites par l’organisme lors d’une inflammation et sont responsables de l’entretien de l’inflammation chronique.

La recherche clinique indique que les acides boswelliques extraits de la résine de l’arbre d’encens ont un fort effet anti-inflammatoire sur les états inflammatoires chroniques tels que les rhumatismes et la polyarthrite.

Ces indications pour une inhibition des mécanismes inflammatoires ont pu être démontrées, également dans des études cliniques, chez des patients souffrant de maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (colite ulcéreuse et maladie de Crohn).

Traitement à base d’encens 

L’expérience séculaire de l’oliban en tant que phytothérapique ainsi que les résultats de la recherche moderne sur l’encens laissent entrevoir diverses applications potentielles dans les inflammations chroniques.

La polyarthrite, la colite ulcéreuse, la maladie de Crohn, l’asthme et même les œdèmes des tumeurs cérébrales semblent pouvoir être traités de cette manière.

Les acides boswelliques de l’encens indien présentent donc des perspectives prometteuses qui doivent toutefois être étayées par d’autres études cliniques concluantes.